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La fièvre catarrhale ovine (FCO) encore appelée « Bluetongue » (BT : au sens littéral, « maladie de la langue bleue ») est une maladie infectieuse d’origine virale affectant toutes les espèces de ruminants (ovins, bovins, caprins, ruminants sauvages).

L’une des principales leçons qui a pu être tirée de l’épizootie de Fièvre Catarrhale Ovine (sérotype 8) qui a frappé l’élevage européen et notamment français a porté sur l’absence notable d’informations scientifiques et techniques.

Or, des questions essentielles pour la poursuite de leur activité s’imposent quotidiennement aux éleveurs ; dans ces domaines de recherche appliquée, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agricultures, la Fédération Nationale des Groupements de Défense Sanitaire, l’Union Nationale des Centres d’Insémination Artificielle, France UPRA Sélection, l’Institut de l’Elevage et le Laboratoire National de Contrôle des Reproducteurs ont souhaité associer leurs compétences et leur expérience pour apporter aux éleveurs, dans les meilleurs délais, des réponses concrètes à leurs interrogations et des perspectives pour l’avenir.

Parmi les axes de recherche prioritaires ont été étudiés ou sont en cours d’étude :
- les impacts zootechnique, sanitaire et économique de la F.C.O. sur les élevages français (pertes de production laitière, de poids, problèmes de fertilité, mortalité, etc. )
- les impacts de la maladie sur la reproduction et la gestion de la mise à la reproduction des mâles et des femelles en période de circulation virale...

Les informations issues de ces programmes de recherche sont présentées dans les différentes rubriques se rapportant à la maladie et à ses impacts.

Articles de cette rubrique

  • La FCO en France

    Le 28 octobre 2009

    Selon l’arrêté du 28 octobre 2009 paru au JO du 1er novembre, l’ensemble de la France continentale est maintenant considérée en zone de protection pour les sérotypes 1 et 8. De ce fait, il n’existe (...)

  • La maladie en Europe

    Le 15 février 2012

Sous-rubriques

  • Progression de l’épizootie

  • Virus et réponse de l’animal

    La fièvre catarrhale ovine (FCO) est occasionnée par des virus de la famille des Réoviridae, du genre Orbivirus, dont il existe, dans le monde, 24 sérotypes connus. Le virus de sérotype 8 (BTV8) a été le premier a être identifié en Europe du Nord (2006). La présence d’autres sérotypes a été décelée : sérotype 6 (BTV6) en Allemagne et aux Pays-Bas, sérotype 11 (BTV11) en Belgique, ... De multiples questions se posent à la fois sur la réponse des ruminants confrontés à de nouveaux sérotypes viraux (réponse clinique, sérologique, virologique,...) et sur l’origine de ces épizooties (introduction ou fruit des (...)

  • Symptomes et impacts

    Des symptômes variables d’un animal à l’autre et d’une espèce à l’autre. Jusqu’à l’apparition récente (courant 2006) de la fièvre catarrhale de sérotype viral 8, on considérait que : les formes aiguës n’étaient observées que chez les ovins, les bovins ne présentaient pas de symptômes ou des symptômes généralement discrets et passagers, les formes inapparentes étaient de règle chez les caprins. Des connaissances partiellement remises en cause à la suite des observations réalisées sur les foyers notifiés en 2007. Des informations génériques susceptibles d’intéresser l’ensemble des espèces de ruminants sensibles (...)

  • Incidence sur la reproduction

    Un des impacts zootechniques majeurs de la FCO s’exprime au travers d’une perte de performance de la reproduction. La FCO augmente, d’une part, le risque d’infertilité chez le mâle et, d’autre part, pertube la gestation (motalité embryonnaire ou foetale). Des précautions et une surveillance particulières sont nécessaires pour réussir au mieux sa campagne de reproduction.

  • Transmission de la maladie

    La fièvre catarrhale ovine (FCO) présente la particularité d’être transmise par des insectes piqueurs hématophages , du genre Culicoïdes : on parle d’arbovirose. La voie vectorielle est la voie majeure de transmission de la maladie. Se pose, dans ce cadre, le rôle épidémiologique de la faune sauvage et des non ruminants. Le maintien du virus pendant les périodes hivernales (périodes d’inactivité vectorielle) montre, par ailleurs, que le virus peut persister à partir de réservoirs de ruminants et/ou d’insectes infectés et suggère l’existence d’une transmission (...)

  • Diagnostic de laboratoire